"Même dans votre entreprise, méfiez vous des caméras. Vous pensez qu'elles vous protègent parce que vous pensez qu'elles ne filment que les méchants. Dans la rue, dans l'entreprise, dans votre propre maison, elles peuvent être piratées et détournées de leur usage initial. Pensez-y quand on vous dira que si vous n'avez rien à cacher, vous n'avez rien à craindre."
"Vous avez toujours quelque chose à protéger : vos mots de passe, vos écrans, votre vie privée."
"Quand vous dites "je ne me soucie pas du droit à la vie privée parce que je n'ai rien à cacher", ce n'est pas très différent que de dire "je me fiche de la liberté d'expression parce que je n'ai rien à dire" ou "de la liberté de la presse parce que je n'ai rien à écrire". - Edward Snowden"
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https://zythom.blogspot.fr/2018/02/si-vous-navez-rien-cacher-vous-navez.html#LaFatigue
Je sais même pas pourquoi je te réponds, vu que tu vas encore rien comprendre et aller te réfugier dans le "mais laissez moi je suis gentil, vous êtes que des méchants intégristes bien-pensants qui en voulez rien qu'à ma liberté d'expression, on peut plus rien dire" et autres conneries du même tonneau mais bon. Dans les propos qui vont suivre, je parle bien sûr de propos publics hein.
"Le but n'est pas...."
Ce que toi ou Seb a dans la tête en le proposant ou en le faisant, en fait on s'en fout. Vraiment. Très sérieusement. Mais alors rien à carrer puissance > 9000.
Les oppressions, ça se passe pas (que) dans vos têtes. Ce sont des faits, des mots, des comportements. Si tu dis "c'est vraiment du travail d'arabe", peu importe que tu penses ou non que les arabes font du mauvais boulot, tu perpétues de facto l'idée que c'est le cas. Même si c'est "pour de rire" (http://www.egalitariste.net/2013/04/21/lhumour-est-une-arme/). Même si "tu ne le penses pas en vrai" (spoilers : en fait si, parce que tu ne t'excuses pas si on ne te fait pas la remarque) (enfin, toi en l'occurrence tu ne t'excuses pas tout court, tu esquives, mais passons).
Le fait est que cette phrase, "c'est vraiment du travail d'arabe", bah un arabe peut tomber dessus. C'est Internet, c'est pas à toi que je vais apprendre comment ça marche. Et du coup, ça fait quoi pour lui ? Bah ça lui en remet une couche dans la gueule. Que tu le penses ou pas, osef, ça lui rappelle, ça lui en remet une couche. Il avait réussi à passer une journée en esquivant les remarques racistes, et paf ! il tombe là dessus. Merde alors.
C'est pour ça qu'on se fout de ce que vous pensez derrière. Ce qui compte c'est ce qui est fait. Et ce qui est fait perpétue très concrètement des oppressions.
La personne arabe qui lit ça, ça lui envoie quoi dans la tronche ? Que son oppression de tous les jours peut être instrumentalisée pour une autre cause. Super la convergence des luttes, chapeau, bien joué. Mais aussi, en négatif, ça donne à penser que ce sont des catégories protégées (parce qu'une insulte susciterait plus d'indignation, ce qui est faux, puisque l'indignation est dépendante de la catégorie de population qu'on observe). Peut-on sérieusement dire que les juifs ou les arabes sont des catégories protégées ? Le rapport que je cite (http://www.mypersonnaldata.eu/shaarli/?3fr-8g) prouve le contraire, mais deux simples recherches de base sur Twitter aussi. Et je prends pas Twitter au hasard hein, c'est le medium qui est utilisé, donc c'est totalement pertinent. Et c'est pas comme s'il y avait pas eu d'affaire #UnBonJuif, #UnBonArabe, etc. hein.
Je vais te dire, je suis pansexuel (ça se range dans "B" dans "LGBT", et c'est beaucoup plus dur à dire en public que "je vais te dire, je ne suis pas LGBT") (et je parlerai même pas de la comparaison entre être hollandais et subir une oppression systémique ; sans déconner sur l'échelle du culot, ça se compte en année lumière). Et cette initiative ne me va pas pour défendre MES revendications. Je n'accepte pas, et n'accepterai pas, qu'on opprime qui que ce soit pour pouvoir avancer dans la lutte qui me concerne. Chaque lutte a ses oppressions spécifiques, mais aucune ne devrait opprimer une autre catégorie de population pour pouvoir avancer. Et là je réprime une très grosse envie de te dire "t'es pas concerné donc ta gueule et me dis pas comment lutter avec tes idées à la con, j'ai aucune leçon à recevoir d'un petit pignouf surprotégé qu'est pas foutu d'accepter la moindre critique". Mais comme je suis poli et civilisé, je ne vais pas le dire. C'est juste pour que tu aies bien conscience de la merde que tu écris, en toute amitié.
Les raisons pour lesquelles l'antisémitisme est moins bien accepté (alors, je prends l'hypothèse comme si elle était vrai, mais en fait c'est pas le cas hein, surtout avec le retour des idées brunes que tu aides si bien) (oh, je suis sûr que ce n'est pas volontaire hein, encore que, mais comme je l'ai dit au début : ce que tu penses, on s'en fout) ne sont pas qu'historiques. Ça c'est la raison invoquée par le mec qui n'aime pas trop réfléchir, qui n'a pas grande culture politique et qui cherche pas à aller plus loin parce que bon, ça lui va bien comme ça hein. En général dominant, bizarrement, et pas très très militant, comme c'est étonnant. Le fait est que les groupes qui luttent contre l'antisémitisme sont extrêmement bien organisés. Ils savent faire bloc, ils sont très cadrés dans leur lutte, très attentifs, innovants, avec une bonne maîtrise du rapport au politique et aux médias. Ils sont efficaces. De toute évidence pas assez, mais très en avance sur bien d'autres luttes. Alors quoi, on devrait être jaloux ? J'ai plutôt tendance à penser qu'on devrait prendre exemple, et c'est d'ailleurs une réflexion qui fait son bonhomme de chemin, notamment en matière de "veille et intervention".
Est-ce que, pour "ouvrir les yeux" à une minorité de privilégiés on peut se permettre de perpétuer des oppressions sur des populations déjà opprimées ? Si tu te prétends "humaniste" (pour peu que ça veuille dire quoique ce soit, et ça reste à prouver), la réponse doit être "non". Si c'est "oui", alors juste dégage des luttes, tu n'es en rien un allié mais un oppresseur (qui ne manquera sans doute pas d'utiliser cette même lutte plus tard pour "ouvrir les yeux" sur une autre, etc. enfin bref on s'en sort pas quoi). Point.
Et ton truc sur le suicide là... T'as vraiment aucune limite à l’indécence. Déjà, le rapport entre ta bouse et la réduction des suicides est franchement fallacieux, mais en plus quoi ? Un suicide de LGBT c'est une tragédie mais un suicide de juif ou d'arabe ça va ? Je l'imaginais pas comme ça "l'humanisme" ; quand on n'a pas l'habitude, ça surprend un peu quand même...
Lorsque tu as une idée concernant une oppression, tu ne peux pas faire l'économie de penser à comment ça va impacter les personnes qui vivent cette oppression (en fait, normalement, tu ne peux pas faire l'économie de consulter les premières personnes concernées, mais ça, ça te passe largement au dessus de la tête alors on reste simple hein). Même en y réfléchissant, t'es pas à l'abri d'être toi-même coupable d'opprimer, alors si tu le fais sur un coup de tête, c'est même pas la peine quoi, c'est l'oppression assurée (et si t'es "apolitique", c'est du 100%). Pas un seul instant dans la prose que je commente, tu montres que tu y as pensé. À aucun endroit. Tout ce que tu dis en somme c'est "non mais vous avez mal compris". Sauf que c'est toi qui veut pas comprendre, mais ça, ça n'a rien de nouveau n'est-ce pas ?
Et c'est en ce sens que j'ai l'outrecuidance d'affirmer que c'est une mauvaise idée. Pas "je pense que c'est une mauvaise idée, s'il vous plaît messires veuillez bien m'excuser de vous déranger dans vos idées bienveillantes" mais "c'est une mauvaise idée, point". Le but est manqué, c'est comme ça. Et c'est pas en foutant des explications foireuses que ça y changera quoi que ce soit. Et là je parle pas du fait que c'est exactement le genre de truc qu'affectionnent de faire les rouges-bruns hein, comparer les oppressions, dire que certains sont protégés, qu'il y a un "nous" et un "eux c'est pas pareil", se concentrer sur les avancées qu'ont certain⋅e⋅s opprimé⋅e⋅s pour pouvoir les dénoncer, etc. Le compte serait signé E&R que ça ne modifierait en rien les publications en fait. Et si ça te donne pas matière à réfléchir sur "pourquoi c'est un problème", je peux rien pour toi. Il y a tellement d'autres choses à dire sur les trucs de ta prose qui ne vont pas, mais j'ai dépeint le plus gros. Il est tard, il faut recharger les batteries.
Pour finir, je vais juste citer une personne que j'aime bien et qui dit des choses pas dégueu : "Et à ceux qui me reprocheraient d'en faire trop, je réponds qu'on n'en fait jamais assez en matière de respect des autres." - Zythom.
Bisous et datalove <3
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http://lehollandaisvolant.net/?id=20160520122201Huhu. Et oui, les referer trahissent...
Ceci dit, un certain nombre de lecteurs de flux RSS permettent d'utiliser des services supprimant le referer (via des sites comme anonym.to par exemple), et permettent ainsi de ne pas avoir à configurer chacun de ses appareils.
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http://zythom.blogspot.fr/2015/12/le-noob-de-lautohebergement.html"Et à ceux qui me reprocheraient d'en faire trop, je réponds qu'on n'en fait jamais assez en matière de respect des autres."
Oh bah merde alors, Zythom apôtre de la "bien-pensance" et de la censure ? (parce que c'est ce que sont les féministes pour certaines personnes, je le rappelle)
Beh non, juste quelqu'un qui se remet en question.
(À noter que j'aimerai en savoir un peu plus sur la phrase "Je ne fais pas de différences entre mes étudiants et mes étudiantes" et ce qu'il entend par là, parce que ça peut être du "genderblind" (le pendant "gender" du "colorblind" : http://mrsroots.wordpress.com/2014/05/02/reflexion-4tu-fais-la-difference-entre-un-noir-et-blanc-tu-es-pitoyable/) et qu'il y a beaucoup de boulot d'éducation à faire là dessus aussi)
Le billet de Zythom pointe quelque chose d'intéressant. On a beau être au courant de tout ça, faire attention, acquérir de nouveaux réflexes bien plus égaux, et même militer, on vit dans un monde sexiste (et raciste, etc.) et parfois, beh on retombe dans les travers acquis plus jeune. C'est normal. Le tout est de s'en apercevoir (que ce soit de soi-même ou lorsque quelqu'un le fait remarquer), le comprendre, l'accepter et bien sûr s'excuser. Déconstruire, c'est dur. Et parfois, on commet une bourde, ça arrive, c'est humain.
Ça m'est arrivé pas plus tard que la semaine dernière d'ailleurs, en "privé", concernant le racisme, quand, à court de synonymes et pour ne pas me répéter, j'ai été piocher dans un terme fondamentalement raciste (vous savez, de ces mots qui, en première apparence, ne semblent pas l'être mais quand on creuse un peu, les implications font qu'il est foncièrement raciste). Terme souligné, excuses dans la foulée, et tout s'est très bien passé (et non, pas de shitstorm, et tout, étrange ça, le fait que quand on accepte d'avoir tort, d'écouter et se remettre en question, les "méchant⋅e⋅s militant⋅e⋅s" sont tout de suite beaucoup plus agréables).
Encore un bon billet de Zythom :) (qui, contrairement à un autre "blogueur à succès", est beaucoup plus intéressant, politiquement parlant (au sens large), y compris lorsqu'il sort du cadre de la technique informatique) (non je ne citerai pas de nom) (vous savez de qui je parle de toute façon ^^)
(via..... panda roux ?)
Edit : ah, sinon, pourquoi la photo est-elle sexiste ? Il faudrait demander à une militante féministe son avis, évidemment, mais, de ce que je peux en déduire rapidement, ça participe de la sexualisation non-stop des femmes, et que dire qu'une fête est plus intéressante qu'une autre pour la seule raison que des nanas se montrent en situation sexualisée vient renforcer cet élément.
re-edit : ce commentaire est bien plus détaillé : http://zythom.blogspot.fr/2014/10/sexisme-ordinaire.html?showComment=1414684582046#c8363464278167285094
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http://zythom.blogspot.fr/2014/10/sexisme-ordinaire.htmlIl n'y a pas que ça dans le syndrome de l'imposteur. Je connais assez bien le problème pour le coup (ceci est un coming out ^^').
La première fois dont je me souviens, c'était à l'IUT, en cours de maths. J'ai toujours eu un problème avec les maths : je les comprenais une année en retard (en fait, lorsque le programme de l'année d'avant servait de base, je comprenais où on voulait en venir l'année d'avant et du coup je pigeais). Ça a été la seule matière où j'avais en dessous de la moyenne, et lorsque je voyais les autres être bons en maths et aussi bons que moi dans les autres domaines, je me disais que je n'avais pas ma place, que j'étais moins bon, et que j'usurpais la place de quelqu'un meilleur que moi. Cela a été accentué par une prof culpabilisante. Ça ne m'a pas empêché de finir 8e de promo à ma licence, mais je n'ai pas continué en école d'ingénieur, j'ai été travailler directement. En même temps, j'avais clairement pas le niveau en maths.
Aujourd'hui, j'occupe le poste d'un ingénieur, et il m'arrive de penser que je n'y suis pas légitime. C'est accentué par mes problèmes de relations sociales. Accentué aussi par le fait de bosser avec des gens compétents.
Alors, oui, l'analyse rationnelle de la chose permet de se rassurer : quand je fais quelque chose, je sais ce que je fais ; les systèmes dont je m'occupe sont relativement stables et étant donné la latitude donnée aux employés sur leurs machines, le réseau est performant ; je rabats régulièrement le caquet des ingénieurs sortis d'école qui veulent m'apprendre mon métier ; des gens me reconnaissent pour mes compétences et a priori je ne les déçois pas.
Mais c'est pas vraiment un syndrome rationnel. Lorsqu'on vient me voir "parce qu'il y a que toi qui peut résoudre le problème", je panique : si je n'y arrive pas, je vais être découvert. Les compliments, je n'arrive pas à les prendre pour moi : c'est grâce à quelqu'un d'autre, la chance, c'était trivial, c'est ma formation, etc. Certain⋅es pensent que c'est de la modestie forcée : c'est un système de défense.
Si c'était au départ une simple gêne, ça peut en revanche être beaucoup plus problématique pour l'évolution de carrière. Prendre plus de responsabilités ? Pourquoi ? On va voir que je suis incompétent ! Cela mène à une stagnation, où les personnes voyant votre potentiel vous poussent à aller plus haut et où vous freinez des quatre fers pour ne surtout pas y aller.
Dans une société narcissique, où la mise en valeur de soi est plus importante que la compétence, est-ce bien grave, de toute façon ? Pour le reste du monde, non. Pour soi-même, oui.
C'est pas simple d'avancer malgré ça, mais c'est possible. Déjà, la première étape, c'est de mettre des mots sur le "mal".
Je ne suis PAS un imposteur.
(bon, après, avec l'aide d'un⋅e psy, il paraît que ça passe mieux ^^)
(via sebsauvage)
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http://zythom.blogspot.fr/2013/12/le-syndrome-de-limposteur.htmlOh merde :(
(j'ai bossé avec des mecs d'EADS IW, à Suresnes aussi, mais pas lui ; ça fait bizarre quand même)
(via sebsauvage)
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http://zythom.blogspot.fr/2013/11/in-memoriam.htmlEt puisque PPTP est mort, quel VPN choisir ?
Évidemment, je dirais "aucun sauf celui que vous avez vous-même mis en place". Mais pour le "commun des mortels", il faut parfois faire confiance à un prestataire et donc le choisir avec soin. Zythom en fait un billet.
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http://zythom.blogspot.fr/2012/08/fournisseur-de-vpn.html